
Tenzin Gyatso, XIVème Dalaï Lama, constitue l’une des grandes figures spirituelles de notre temps. Lhamo Dhondup, son premier nom, fut reconnu comme le successeur du XIIIème Dalaï Lama lorsqu’il avait trois ans environ et intronisé à quatre ans. Chef spirituel et temporel du Tibet, il eut à faire face à l’invasion communiste chinoise en décembre 1950. Le centre spirituel qu’était le Tibet fut anéanti. La capitale, Lhassa, et le Palais du Potala tombèrent sous l’emprise du gouvernement maoïste. Ce dernier mena une politique systématique de destruction des bases traditionnelles du Tibet. Plus de six mille monastères furent détruits, un million de Tibétains (un sixième de la population) mourut sous les persécutions. Le tout se déroula dans l’indifférence la plus complète des autres pays, tant il est vrai que la politique des « pays des droits de l’homme » se fonde davantage sur des considérations commerciales que sur les préceptes qu’elle affiche. En 1959, ayant acquis la certitude que toute entente avec le gouvernement chinois était impossible et face à la menace d’une insurrection tibétaine, certaine de se conclure par un bain de sang, le Dalaï Lama se décida pour l’exil et partit pour l’Inde, avec l’espoir de trouver de l’aide auprès des nations « développées ». Dans l’Himalaya, à Dharamsala, se réfugie alors le gouvernement tibétain. Commença pour Tenzin Gyatso une lutte inlassable pour faire retrouver à son pays l’indépendance. Cette lutte est fondée sur le refus du recours à la violence, principe bouddhique. La valeur de ce combat fut reconnue de manière large lorsque le Dalaï Lama obtînt en 1989 le Prix Nobel de la Paix. Constatons les tentatives constantes de la Chine pour réduire au silence et marginaliser le XIVe Dalaï Lama. Malgré ces menées, celui-ci est parvenu à faire connaître au monde la doctrine bouddhique tibétaine, en propageant son enseignement par conférences, livres, vidéos, fondations de monastères, etc. Notons que tous ceux ayant rencontré ce personnage ont été impressionnés par son aura et sa bonté.
La carte du ciel du Dalaï Lama permet d'étudier les symbolismes du Lion et de la Balance, de la figure du centre et de la loi, directement en rapport avec la notion de Dharma. , dans un contexte relevant des significations du signe du Scorpion : combat, crise, destructions, pertes.

En
dehors du thème du maître spirituel, cette carte du ciel
et cette existence offrent également la possibilité
d'examiner deux questions générales : celle de la
conception traditionnelle du pouvoir, comparée à
l'approche moderne de celui-ci, et
celle de la destruction d’un centre spirituel.
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