Les caractères des signes du Zodiaque 

(cardinal, fixe, mutable) 

(Feu, Terre, Air, Eau)


(G. Audebrand, I. Ravier)


Soleil et Lune


    Si les significations des signes zodiacaux sont déduites de l’organisation interne du Zodiaque en deux branches (1), elles se retrouvent également s’agissant de caractères intérieurs qui leur sont attribués. Il s’agit toujours de la loi d’analogie selon laquelle un même « modèle » suit en descendant divers degrés de manifestation.

    Le nombre des signes, douze, provient de la multiplication du 3 par le 4, ceci désignant symboliquement la réaction de multiplication de la Terre (le yin, le support, l’extérieur, représenté par le nombre 4) à l’activité du Ciel (le yang, l’essence, l’intérieur, représenté par le nombre 3) (2). Cette réaction produit la multiplicité des êtres et des phénomènes, multiplication et multiplicité se correspondant. Les douze signes du Zodiaque représentent ainsi l'ensemble des échanges entre la Terre et le Ciel dans notre monde. Ils forment douze visages différents de notre réalité contingente, douze visages représentant les types de changements affectant notre existence. Ces signes sont disposés sur le Zodiaque, de forme circulaire. Il est parcouru et rend compte du caractère cyclique du temps. Exprimant la périphérie, il a un caractère extérieur relativement à son centre, qui lui échappe, le centre n'étant jamais rencontré si l'on suit la périphérie. Ainsi, par analogie, la définition des signes zodiacaux en fonction de leur placement dans le parcours cyclique annuel demeure extérieure. L’extérieur formant un support, il peut être utilisé comme moyen de compréhension du sens des signes zodiacaux, à condition de se référer aux principes.

    La multiplication du 3 et du 4 peut être envisagée comme définissant un mode de répartition des signes selon certains caractères de ces derniers. Ainsi, vu le double sens de la multiplication, cette opération conduit à considérer au sein du Zodiaque trois groupes de quatre signes et quatre groupes de trois signes. Le trois étant céleste relativement au quatre, terrestre, la hiérarchie entre ces deux groupes s’établit immédiatement :

 
Groupe céleste : division des 12 signes par 3, donc formant 4 groupes de 3 signes chacun

 

Groupe terrestre : division des 12 signes par 4, donc formant 3 groupes de 4 signes chacun

 
    En croisant ces deux groupes, nous retrouvons le Septénaire traditionnel, figure cosmologique primordiale, symbolisant l’ « armature statique » de notre monde. En haut, apparaît la répartition selon le nombre 3 (constitutive de 4 groupes par réaction). En bas apparaît la division selon le nombre 4 (constitutive de 3 groupes par réaction). Le 3 et le 4 additionnés donnent le 7.

 

le septénaire traditionnel

Figure du Septénaire traditionnel

 
    Le groupe relativement céleste se détermine selon un critère fondé sur le rang dans une saison d’un signe : au début, au milieu ou à la fin de la saison pendant laquelle le Soleil la traverse. Le critère de répartition étant fondé sur le nombre 3, nombre céleste, il se diffuse et qualifie l’ensemble du groupe (il prend sa source dans un critère avant tout temporel, donc yang). Par réaction, quatre groupes sont constitués et forment le support (Terre, yin) de cette tripartition.

    Le groupe relativement terrestre est défini par les « éléments » auxquels appartiennent les différents signes. Les quatre éléments sont le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau, selon leur ordre de succession dans le Zodiaque extérieur. Le critère de répartition étant fondé sur le nombre 4 (division quadripartite), nombre terrestre, il qualifie l’ensemble du groupe. La réaction consiste dans la formation de trois groupes, conformément à la loi de complémentarité. Il ne s’agit pas d’éléments corporels, ces derniers ne servant que de symboles aux éléments ici entendus, mais  de qualités fondamentales.

    Conformément à la loi de complémentarité entre yin et yang, les rangs et les éléments se croisent. Ceci est symbolisé par la multiplication dont nous sommes partis. Chaque signe du Zodiaque est ainsi caractérisé par le croisement d’un rang et d’un élément. Le rang étant céleste relativement à l’élément, terrestre, il lui confère ses qualités, l’élément réagissant en retour. Le signe zodiacal forme la résultante de cette rencontre. Ainsi, il existe par exemple un signe d’Eau d’ouverture de saison (les Poissons, au printemps), un signe d’Eau de milieu de saison (le Cancer, en été) et un signe d’Eau de fermeture (le Scorpion, en automne) ; un signe de Feu d’ouverture de saison (Sagittaire, en hiver), un signe de Feu de milieu de saison (le Lion, en été), etc.

             Rapportées à la figure du Septénaire, ces deux divisions se présentent de la sorte :

 

les rangs et les éléments des signes zodiacaux

Hiérarchisation des rangs et éléments.

    Pour étudier ces deux moyens de qualifier les signes zodiacaux, nous allons examiner successivement les rangs des signes, leurs éléments et l’interaction entre les deux déterminant les douze signes du Zodiaque.


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24 pages.

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 (1) Voir : G. Audebrand et I. Ravier, Les deux branches du Zodiaque. Retour au texte.

(2) Voir : René Guénon, La Grande Triade, éd. Gallimard, chapitre VIII, Nombres célestes et nombres terrestres. Retour au texte.




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